L’histoire des « Facturas » d’Argentine Pâtisseries

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Fameuses pâtisseries Argentines

Que signifie « Facturas » ?

On ne peut pas le nier, les « facturas » font partie intégrante du mode de vie argentin à Buenos Aires. Les personnes les achètent par douzaine dans leurs « panaderías » (boulangeries) locales pour en profiter au petit déjeuner (un peu comme nos croissants et pains au chocolat français !) ou pour en profiter durant leur goûter, le rituel « Merienda ».

Vous en avez pour toutes les formes et les tailles. Elles sont généralement remplies de dulce de leche, de « membrillo » (coing) ou de crème « pastelera » (pâtissière) et bien sûr, saupoudrées de beaucoup de sucre. Chacune de ces pâtisseries a son propre nom et ceci peut vous être très utile. Surtout si vous ne voulez pas vous retrouver à pointer du doigt, depuis le comptoir, celle que vous voulez pour essayer de vous faire comprendre.

Vous ne le savez peut-être pas, mais certains de leur nom ont été marqués par l’histoire. Après la lecture de cette article, les facturas n’auront plus de secrets pour vous.

Le mot factura, lui-même, prend ses racines dans le mot latin ‘facere’ – ce qui signifie ‘l’action de faire’, ‘faire et créer’. Cela nous amène à penser que les facturas sont le résultat et le produit final de l’artisanat des boulangers, quelle belle pensée.

Leur nom et histoire

Certaines dénominatons sont simplement auto-descriptives. Par exemple, la«Medialuna» prend la forme de son nom, le croissant de lune ou les «Libritos», des couches de pâtisserie ressemblant aux pages de petits livres. Pour vous donner un autre exemple, vous avez le «Pancito de Leche», une simple traduction le décrit comme un petit pain au lait.

Beaucoup de pâtisseries ont été apportées en Argentine avec l’immigration Européenne (vous l’avez surement deviné avec les fameux « medialuna » croissants). On dit souvent que ce sont des cousins éloignés des pâtisseries danoises. Les « Churros » proviennent d’Espagne, tandis que le « Mille-feuille », appelé « milhojas », de France. Bien sûre, toutes ces pâtisseries ont été revisitées et transformées façon « Argentine » en y ajoutant leur fameux « Dulce de leche ». Pour d’autres exemples, vous avez les «Bolas de fraile» qui sont dérivées de l’allemand «Berliner Pfannkuchen», et c’est peut-être la raison pour laquelle certaines personnes les appellent encore les «Berlinesas».

Vers 1888, un mouvement anarchiste s’est répandu parmi de nombreux syndicats ouvriers en Argentine. Dirigé par Errico Ferrer, le syndicat des panaderos (boulangers), organisa une grève durant près de deux semaines. Évidemment, les autorités de l’époque n’ont pas répondu avec empressement, mais le syndicat des boulangers a trouvé un moyen ingénieux pour se défendre. Ils ont donné de nouveaux noms à leurs facturas faisant référence, d’une manière moqueuse, à leurs institutions ennemies.

Aujourd’hui, la majorité de ces noms a été conservée. Les « Cañoncitos » (petits canons) et les « Bombas » (bombes) ont été nommés ainsi pour faire référence aux fouilles de l’armée. Les « Vigilantes » (vigiles), qui ont une forme de bâton, s’adressent directement à la brutalité policière. Les « Sacramentos » (sacrements), les « Bolas de Fraile » et les « Suspiros de Monja » (soupire de Monja) font pression à l’Eglise catholique.

À la fin de cette grève, dans laquelle les boulangers ont atteint leurs objectifs, les nouveaux noms continuent d’exister même si beaucoup de personnes ignorent cette histoire !

Donc, la prochaine fois que vous vous retrouvez avec des « Bolas de Fraile » dans votre assiette, n’oubliez pas qu’ils sont beaucoup plus qu’un savoureux mélange d’ingrédients. Comme vous pouvez le voir, la gastronomie, l’histoire et la culture vont de pair!

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